Le manifeste de la Femme qui voyage seule

Lawrence K. Fish a dit: « Faites des expériences de vie et avalez-les toutes entières. Voyagez, rencontrez beaucoup de gens, arpentez quelques ruelles sombres, épuisez-vous dans la poursuite glorieuse de la vie ».

180901847

A l’occasion de la Journée International des Femmes qui a eu lieu samedi 8 mars, Tripsta a voulu se pencher sur les femmes qui voyagent seules.  Les femmes qui voyagent seules déroutent, choquent ou forcent l’admiration.

Autrefois voyager seule constituait un défi à l’ordre masculin. Aujourd’hui les codes ont changé et nombreuses sont les femmes qui prennent la route toujours avec ce fantasme de défier les conventions pour trouver la liberté. Selon le psychiatre Régis Airault, « Quand les hommes sont plutôt dans la performance sportive et partent pour s’essayer au 4×4, dans l’ensemble, les femmes voyagent avec un projet : rencontrer des chamans, aider une structure humanitaire ou encore acheter des tissus. Pour les plus jeunes, prendre la route revêt une dimension initiatique.

On se coupe de son milieu, on s’immerge dans un lieu mystérieux où l’on prend des risques et d’où on revient plus fort, avec la reconnaissance des siens. C’est sur schéma que se déroulent les rites de passage dans les sociétés traditionnelles. Tandis que pour les 30-40 ans, Il s’agit alors d’une pause pour faire le point, poursuit le psychiatre. Le voyage leur permet de se soustraire aux contraintes du quotidien et au regard des autres. Elles retrouvent le sentiment de liberté, voire de toute-puissance, de la petite enfance. Dans l’ailleurs, elles recréent une sorte d’aire de jeu dans laquelle elles vont redéfinir leur personnage et faire de nouveaux choix.»

 

158947059

Un certain nombre de femmes ont livré leur expériences et sentiments sur leur blog. Sarah (http://www.leblogdesarah.com/) bloggeuse a par exemple décidé de partir faire le Tour de Monde en 2009 après un voyage au Vietnam en 2008 qui fut dit-elle « une révélation ».  « Quand on se retrouve seul à l’autre bout du monde, on est obligé de puiser dans ses propres ressources car on n’a personne d’autre sur qui compter. Et c’est là qu’on réalise qu’on est beaucoup plus fort que ce qu’on imaginait. Un voyage riche de rencontres incroyables ». Sarah explique qu’une rencontre décisive avec une certaine Emily (http://travelandfilm.com/), transforma son approche du voyage. De 2009 à 2011 elle décide de partir faire un tour du monde. « Amérique du Sud, Antarctique, Afrique du Sud, Europe de l’Est, Asie… En bus, en train, en brise-glace, en auto-stop, en cargo… (…) Avec sa pancarte « Fille française offre un sourire contre un billet gratuit », Sarah assiste à des concerts et des événements sportifs partout dans le monde, grâce à la générosité d’inconnus surpris et amusés par cette idée originale. »

A son retour en France, Sarah change de vie. « La routine l’anesthésie” . Elle décide de transmettre sa passion pour donner envie aux gens de voyager.  Avec des amis blogueurs voyageurs, elle créée l’association Les Passeurs d’Aventures. Tous les mois elle organise des #ApéroVoyageurs pour permettre à des passionnés du voyage de se rencontrer. Journaliste depuis 10 ans, elle décide également de travailler en free-lance et de créer son propre Blog : « Plus de risques, mais plus de liberté aussi”.

451060443

Pour Marie-Julie (www.taxibrousse.ca/) partir seule lui a permis de comprendre qui elle étais, sans ses étiquettes professionnelles. De rencontrer des gens qu’elle n’aurait jamais croisés autrement, et pas seulement parce qu’ils étaient originaires des quatre coins de la planète (quelles sont les chances de développer une amitié avec un menuisier ici, alors que l’on est entourée de gens qui travaillent en communications?). De constater ses limites. De les dépasser, parfois. De chérir et assumer sa bulle quand elle avait besoin de s’y réfugier. D’aller vers les autres quand la solitude lui pesait. De mesurer la force de son instinct. De lui faire confiance. De SE faire confiance.

Marie-Julie évite de voyager dans des lieux ou elle ne se sentirait pas à l’aise. Elle ne s’est jamais sentie plus en sécurité qu’en Asie, (beaucoup plus que n’importe où en Amérique du nord!). Au fil des ans, elle a bourlingue seule au Mali, au Cambodge, à Singapour, dans plusieurs coins d’Europe, du Canada, des États-Unis… « Je suis pourtant la personne la plus peureuse de la Terre » dit-elle.

Pour cette aventurière hors norme, il est cependant impossible pour une femme d’aborder le monde de la même manière qu’un homme. Des années et des années de féminisme ne pourront changer ni notre physique, ni notre éducation. Les femmes qui voyagent seules font face à des défis particuliers.

78628824

 Pour vous nous avons sélectionnez un certain nombre d’astuces pour éviter les mauvaises surprises :

Anick-Marie Bouchard, 30 ans, (www.globestoppeuse.com):

«Je choisis toujours des quartiers et des endroits sécuritaires et je ne laisse jamais ma clé à la réception de l’hôtel. Je ne porte jamais de bijoux et j’essaie de m’habiller de façon à me fondre à la population locale. Si les femmes portent de longues jupes et sont vêtues modestement, je ne vais pas me promener en minijupe. C’est aussi une question de respect.»

Adeline Gressin, 37 ans, (http://www.voyagesetc.fr/):

«Éviter les ruelles et les endroits déconseillés par les guides, dormir aux endroits proposés par  les guides Ulysse, Le Routard ou Lonely Planet pour être entourée de voyageurs, voyager très léger, pas sexy, sans bling bling et cacher ses articles techno le plus possible, suivre son instinct et profiter du voyage sans avoir peur. S’informer aussi avant de partir des arnaques populaires à l’endroit où on va, s’intégrer à de petits groupe de touristes étrangers pour de courtes périodes, donner des nouvelles le plus souvent possible, avec détails de votre itinéraire. J’évite par ailleurs de m’asseoir près des portes et des fenêtres avec mon équipement et j’ai toujours en main des sangles  pour tout attacher (à une porte de table, par exemple). Je mets aussi des cadenas à mes sacs.»

  Corinne Bourbeillon, trentenaire, journaliste et blogueuse (petitesbullesdailleurs.fr)

«Il n’y a rien de plus déprimant que de débuter un voyage en attendant près du carrousel à bagages, longtemps après que tout le monde ait retrouvé le sien, et de réaliser que le vôtre manque à l’appel. Quand vous voyagez seule, vous n’avez personne à qui emprunter du dentifrice ou des sous-vêtements propres. Je prépare toujours un petit sac de toilette ainsi que deux ensembles faciles à plier dans mon bagage à main et, si je me rends dans une destination soleil, une paire de sandales et un bikini.»

  Hélène Mercier, 30 ans, journaliste indépendante

«Ne pas se fier aux peurs des autres, mais plutôt chercher de l’information de première main: trouver une femme qui a fait un voyage semblable à celui qu’on veut faire et la questionner sur son expérience, ce qu’elle a trouvé difficile, ses conseils spécifiques. C’est selon moi la meilleure façon d’ancrer son voyage dans la réalité et non dans la projection de nos peurs!»

 

140747644

 

_________________________

Visitez notre site Web pour plus d’informations, et si vous avez des questions, contactez-nous via les réseaux sociaux, e-mail ou notre centre de service à la clientèle.

Facebook
Twitter
Google + 

et désormais sur Pinterest

__________________________

Email: marketing@tripsta.fr

Service clients:

– Email: service@tripsta.fr

– Téléphone: 0899 234150

Du lundi au vendredi de 09h00 à 17h00 et le samedi de 09h00 à 14h00.

 

 

About marion

marion

Passionnée de culture, d’art et de voyages, le tourisme est devenu non seulement sa passion mais aussi sa profession. Marion est actuellement en charge du marché Tripsta France. Vous pouvez également rejoindre Tripsta.fr sur
Google+

0 Comments

You can be the first one to leave a comment.

Leave a Comment